Chamaelirium luteum: Propriétés, Bienfaits et Précautions

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Chamaelirium luteum (L.) A. Gray est une plante herbacée vivace originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Dans le commerce anglophone, elle est connue sous le nom de « false unicorn root » et, en homéopathie, sous celui de « Helonias », hérité de l’ancien synonyme Helonias dioica. Ses noms populaires variant considérablement, cet article retient le binôme scientifique comme nom principal. Membre de la famille des Melanthiaceae, la plante présente un intérêt traditionnel pour sa racine et son rhizome. Elle est dioïque, c’est-à-dire qu’elle porte des fleurs mâles et des fleurs femelles sur des individus distincts, et se plaît dans les milieux humides et ombragés des forêts de feuillus et des prairies.

Chamaelirium luteum en illustration botanique dans le style des encyclopédies du XIXe siècle, avec une rosette basale de feuilles vert foncé, une hampe florale portant un épi de fleurs blanches, un rhizome court et des racines fibreuses.
Plante dioïque à rosette basale de feuilles, dont la hampe florale dressée se termine par un épi dense de petites fleurs blanches.

Son usage est attesté chez les peuples autochtones d’Amérique du Nord, qui employaient la racine surtout pour des troubles de l’appareil reproducteur féminin. La plante est ensuite passée dans la phytothérapie occidentale, où elle a acquis une réputation de tonique utérin. La recherche moderne s’est toutefois concentrée sur la chimie des saponines de la racine et n’a produit aucune étude clinique confirmant l’innocuité ou l’efficacité de ces usages traditionnels. C’est pourquoi ce texte présente l’historique obstétrical et gynécologique de l’espèce comme une trace du passé, jamais comme une recommandation. L’accent est mis sur les contre-indications, la falsification commerciale avec Aletris farinosa et le risque que la surcueillette fait peser sur la conservation des populations sauvages.

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Noms Populaires et Internationaux

Les noms ci-dessous sont attestés dans plusieurs langues. Le portugais ne possède pas de nom populaire établi pour l’espèce : les textes traduits de l’anglais emploient parfois la forme « falso unicórnio », calque de « false unicorn root » qui ne correspond à aucun nom vernaculaire brésilien d’usage courant. La ressemblance avec « true unicorn root », nom donné en anglais à Aletris farinosa, explique une bonne partie de la confusion observée dans le commerce.

  • Français : chamélire doré, fausse licorne, hélonias, plante étoilée.
  • Allemand : Helonias.
  • Anglais : blazing star, devil’s bit, drooping starwort, fairy wand, false unicorn root, helonias, rattlesnake-root, squirrel tails, starwort, unicorn’s-horn.
  • Espagnol : estrella llameante, falsa raíz de unicornio, vara de hada.
  • Italien : falso unicorno.
  • Portugais : pas de nom vernaculaire d’usage courant ; on emploie le binôme Chamaelirium luteum.

Synonymes Botaniques du Chamaelirium luteum

Les synonymes botaniques de Chamaelirium luteum comprennent Helonias dioica Pursh, Helonias lutea Ker Gawl. et Veratrum luteum L. Ce dernier est le basionyme décrit par Linné, puis transféré par Asa Gray dans le genre actuel. Ces dénominations historiques reflètent l’évolution de la taxonomie botanique au fil du temps. Les connaître aide à identifier la plante avec précision dans les ouvrages scientifiques anciens, dans les catalogues commerciaux et dans la matière médicale homéopathique, où le nom « Helonias » reste en usage.

Famille Botanique : Melanthiaceae

Le Chamaelirium luteum appartient à la famille des Melanthiaceae, un groupe de monocotylédones à fleurs. Il était autrefois classé parmi les Liliaceae, comme le montre encore une partie de la littérature, avant que des révisions taxonomiques plus récentes ne le replacent. La famille comprend plusieurs plantes d’importance médicinale et ornementale, caractérisées par des fleurs distinctives et souvent par la présence d’alcaloïdes et de saponines stéroïdiennes, ce qui aide à situer le profil chimique de la racine. Une étude phylogénomique publiée en 2025 a analysé les génomes chloroplastiques de cinq espèces du genre et confirmé la division de Chamaelirium en deux grands clades, correspondant aux sections proposées par les classifications traditionnelles.

Parties Utilisées du Chamaelirium luteum

La tradition n’emploie que les organes souterrains, et comme la récolte de la racine et du rhizome oblige à arracher la plante entière, cet usage pèse directement sur les populations sauvages de l’espèce.

  • Racine
  • Rhizome

Usages Ethnobotaniques et Traditionnels

La liste ci-dessous réunit des usages historiques, presque tous obstétricaux et gynécologiques, et ne constitue pas une indication d’emploi : aucun n’a été confirmé par une étude clinique moderne, et les éléments liés à la grossesse décrivent une pratique aujourd’hui contre-indiquée.

  • Aménorrhée (absence de règles)
  • Diurétique (stimulation de la miction)
  • Dysménorrhée (règles douloureuses)
  • Emménagogue (stimulation du flux menstruel)
  • Infertilité féminine (usage traditionnel, sans preuve)
  • Kystes ovariens (usage traditionnel)
  • Menace de fausse couche (usage obstétrical historique, aujourd’hui contre-indiqué)
  • Ménopause (symptômes)
  • Nausées matinales de la grossesse (usage historique, aujourd’hui contre-indiqué)
  • Prolapsus utérin (usage traditionnel)
  • Syndrome prémenstruel (SPM)
  • Tonique utérin (désignation historique)
  • Troubles digestifs
  • Vers intestinaux (usage traditionnel vermifuge)

Propriétés Thérapeutiques du Chamaelirium luteum

Les propriétés attribuées à la racine proviennent de la tradition phytothérapeutique et n’ont pas été évaluées par des essais cliniques. La revue scientifique la plus récente consacrée à l’espèce, publiée en 2026, conclut que les données cliniques restent limitées.

  • Antispasmodique (usage traditionnel pour soulager les spasmes musculaires, sans confirmation clinique)
  • Diurétique (usage traditionnel pour augmenter la production d’urine)
  • Émétique (peut provoquer des vomissements à forte dose ; effet indésirable, et non bienfait)
  • Emménagogue (usage traditionnel pour stimuler le flux menstruel, raison supplémentaire de l’éviter pendant la grossesse)
  • Tonique utérin (désignation historique de la tradition phytothérapeutique, sans preuve clinique d’une action sur l’utérus)

Profil Phytochimique Détaillé du Chamaelirium luteum

La racine du Chamaelirium luteum est riche en glycosides stéroïdiens, et la chimie de cette classe a été en grande partie élucidée par une équipe de l’Université du Queensland, en Australie, qui a isolé 15 glycosides stéroïdiens des racines. Douze d’entre eux semblent propres à l’espèce, et huit ont été décrits pour la première fois. En 2011, la synthèse totale du (23R,24S)-chiograstérol B a défini la structure et la stéréochimie des principales saponines de la plante. La même année, l’équipe australienne a décrit les hélosides A et B, qui contiennent un aglycone jusque-là inconnu, l’hélogénine.

  • Acide gallique (acide phénolique cité dans une revue de 2026)
  • Chamaelirine (chamaelirin, saponine citée dans la littérature traditionnelle)
  • Diosgénine (aglycone stéroïdien)
  • Glycosides de cholestane (six décrits pour la première fois en 2013)
  • Hélosides A et B (saponines de l’aglycone hélogénine)
  • Lignanes
  • Quercétine (flavonoïde)
  • Saponines de type chiograstérol (A et B)
  • Saponines stéroïdiennes

Une revue publiée en 2026 mentionne aussi des acides phénoliques, des flavonoïdes et des lignanes aux côtés des saponines stéroïdiennes. En 2013, une équipe japonaise a décrit de nouveaux glycosides de cholestane et des stérols extraits des parties souterraines de la plante. Certains composés isolés, surtout des aglycones obtenus par hydrolyse, ont montré une activité antiproliférative ou cytotoxique sur des lignées de cellules tumorales cultivées en laboratoire, notamment des cellules leucémiques HL-60. Ces résultats concernent toutefois des substances purifiées en culture cellulaire, et non la racine en tisane ou en teinture, et n’autorisent aucun usage contre le cancer.

Formes de Préparation et d’Administration du Chamaelirium luteum

Les formes ci-dessous figurent dans la tradition phytothérapeutique et dans les produits du commerce, mais aucune ne dispose d’une dose établie par une étude clinique. De plus, la racine peut provoquer des vomissements lorsqu’elle est consommée à forte dose.

  • Décoction
  • Extraits fluides
  • Gélules
  • Teintures

Avant toute préparation, il convient de vérifier l’identité botanique du matériel, car la racine est souvent falsifiée avec Aletris farinosa. L’idéal est de privilégier une matière première issue de culture, jamais de cueillette sauvage. Le choix de la forme et de la quantité doit revenir à un professionnel de santé qualifié, et l’usage est exclu pendant la grossesse, pendant l’allaitement et dans toute situation où il remplacerait le suivi médical.

Synergie avec d’Autres Plantes Médicinales

Associations Traditionnelles pour la Santé Reproductive Féminine

En phytothérapie occidentale, le Chamaelirium luteum entre traditionnellement dans des formules aux côtés d’autres plantes associées à la santé reproductive féminine, comme Vitex agnus-castus (gattilier) et Actaea racemosa (syn. Cimicifuga racemosa, actée à grappes noire). Ces formules ont un usage traditionnel dans les troubles du syndrome prémenstruel, de la ménopause et du cycle menstruel ainsi que dans la recherche de fertilité, mais aucune association n’a été évaluée par une étude clinique. Un essai de laboratoire portant sur des préparations commerciales des trois plantes a observé que toutes inhibaient certaines des enzymes du cytochrome P450 qui métabolisent les médicaments. Cette association devient donc plus délicate pour les personnes qui prennent des médicaments au long cours. Comme l’espèce est contre-indiquée pendant la grossesse, toute personne qui cherche à concevoir doit en parler à son médecin avant d’utiliser une telle formule.

Associations Traditionnelles pour les Troubles Digestifs

Pour les troubles digestifs, la plante est traditionnellement associée à des herbes carminatives, comme Zingiber officinale (gingembre) et Mentha × piperita (menthe poivrée), toutes deux d’usage traditionnel en cas de nausées et de coliques. Aucune étude n’a évalué cette association, et la racine du Chamaelirium luteum elle-même peut provoquer des vomissements à forte dose. Cet effet limite toute attente de bienfait digestif et souligne la nécessité d’un accompagnement professionnel.

Recettes et Protocoles d’Utilisation

Les préparations ci-dessous décrivent le mode d’emploi traditionnel sans donner de dose chiffrée, car l’espèce ne dispose d’aucune donnée de sécurité établie et peut provoquer des vomissements en grande quantité. Le cas échéant, la dose doit être fixée par un professionnel de santé.

Décoction Traditionnelle de la Racine Séchée

Pour la décoction traditionnelle, la racine séchée et hachée est mise dans de l’eau froide, portée à ébullition puis maintenue à feu doux quelques minutes avant d’être filtrée. La tradition phytothérapeutique mentionne cette préparation pour les troubles menstruels et comme prétendu tonique utérin. Il ne faut pas déterminer soi-même la quantité de racine ni la fréquence d’utilisation : consultez un professionnel de santé. Ne l’utilisez pas pendant la grossesse ou l’allaitement, et toute personne qui cherche à concevoir doit d’abord en parler à son médecin.

Teinture en Usage Phytothérapeutique Traditionnel

La teinture est une forme concentrée de la racine, traditionnellement diluée dans un peu d’eau ou de jus. En phytothérapie occidentale, elle est employée pour les troubles menstruels, dans la recherche de fertilité et comme tonique utérin, toujours selon l’usage traditionnel et sans preuve clinique. Parce qu’elle est concentrée et qu’aucune dose n’a été établie par des études, la teinture ne doit être utilisée que sur prescription et sous le suivi d’un phytothérapeute ou d’un médecin qualifié : consultez un professionnel de santé avant tout usage.

Les préparations ci-dessus suivent des usages traditionnels et ne remplacent pas un avis professionnel. Avant tout usage interne, consultez les contre-indications et interactions décrites dans cet article.

Thérapies Associées

Phytothérapie

Dans la phytothérapie de tradition occidentale, le Chamaelirium luteum s’est fait connaître comme tonique utérin et régulateur du cycle. Son usage historique englobait le soutien à la fertilité, les symptômes de la ménopause et du syndrome prémenstruel et les cycles menstruels irréguliers. Ce prestige n’a pourtant jamais été étayé par une étude clinique moderne, et aucun extrait standardisé de la racine n’a été évalué lors d’essais sur l’être humain. Les teintures et extraits commerciaux peuvent donc varier en composition, voire contenir une autre espèce, sans offrir de dosage fiable de leurs composés, comme les saponines stéroïdiennes. Aujourd’hui, un usage responsable passe par un accompagnement professionnel, la préférence pour une matière première cultivée et l’exclusion absolue des femmes enceintes et allaitantes.

Homéopathie

En homéopathie, l’espèce apparaît sous le nom de « Helonias », dérivé de l’ancien synonyme Helonias dioica. La matière médicale homéopathique la mentionne pour des troubles de l’appareil reproducteur féminin, comme le prolapsus utérin, l’aménorrhée et la dysménorrhée, chez des patientes décrites comme faibles, épuisées et présentant une sensibilité des organes reproducteurs. Le remède est préparé en dilutions extrêmes, selon l’approche individualisée propre à cette pratique. Ces indications n’ont pas été confirmées par des études cliniques contrôlées, ce qui rappelle qu’aucune préparation ne remplace un examen gynécologique.

Contre-Indications et Effets Secondaires du Chamaelirium luteum

Le Chamaelirium luteum ne dispose d’aucun profil de sécurité établi par des études cliniques modernes, et l’idée qu’il serait sans danger aux doses usuelles ne trouve aucun appui dans la littérature scientifique. Son usage traditionnel historique était presque entièrement obstétrical et gynécologique, comme « tonique utérin » et en cas de menace de fausse couche, mais cela ne doit pas être lu comme une recommandation. Au contraire, son usage est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement, malgré la tradition historique contraire, car aucune étude clinique moderne n’en soutient l’innocuité ni l’efficacité pour cette indication. À forte dose, la racine peut avoir un effet émétique, avec nausées et vomissements. La plante ne doit pas non plus servir de substitut au suivi médical obstétrical ou gynécologique.

Les personnes ayant une allergie connue aux plantes de la famille des Melanthiaceae doivent éviter d’en consommer. Son action diurétique possible appelle à la prudence en cas de maladie rénale ou de prise de médicaments pour le cœur. L’avis d’un professionnel de santé est indispensable avant tout usage, surtout en présence de pathologies préexistantes ou de prise d’autres médicaments et compléments. Un autre risque vient du commerce lui-même, puisque la racine est fréquemment falsifiée avec Aletris farinosa, appelée en anglais « true unicorn root », une espèce botaniquement différente malgré la ressemblance du nom populaire. Le produit vendu peut donc ne même pas contenir la plante indiquée sur l’étiquette.

S’y ajoute une question de conservation liée à l’usage responsable : l’espèce est classée « At Risk » (à risque) par l’organisation United Plant Savers en raison de la surcueillette dans la nature. Ceux qui choisissent de l’utiliser doivent privilégier une matière première issue de culture, et non de cueillette sauvage.

Grossesse et Allaitement

L’usage du Chamaelirium luteum est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement, même si la tradition historique l’employait justement pendant la gestation, comme tonique utérin, contre les nausées matinales et en cas de menace de fausse couche. La contre-indication repose sur l’absence de toute étude clinique moderne de sécurité ou d’efficacité et sur des références qui évoquent une possible action théorique sur l’utérus, la tradition elle-même classant la racine parmi les emménagogues. Les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et celles qui cherchent à concevoir ne doivent pas utiliser la plante de leur propre initiative, et aucune préparation ne remplace le suivi prénatal ni l’accompagnement obstétrical.

Interactions Médicamenteuses

Il n’existe pas d’étude clinique d’interaction pour le Chamaelirium luteum, et les précautions décrites ici sont théoriques ou proviennent d’essais de laboratoire. En raison de son action diurétique possible, la plante pourrait s’ajouter à l’effet des diurétiques, avec un risque de déséquilibre électrolytique, et, en théorie, perturber l’élimination du lithium. Lors d’un essai in vitro, une préparation commerciale de la plante a inhibé certaines des principales enzymes du cytochrome P450 qui métabolisent les médicaments. Les auteurs eux-mêmes précisent que seules des études sur des organismes vivants pourront dire si cela se traduit par une interaction cliniquement significative. Par précaution, les personnes qui prennent des anticoagulants, des antidépresseurs ou d’autres médicaments au long cours doivent signaler à leur médecin ou à leur pharmacien toute plante ou tout complément avant de commencer.

Curiosités et Faits Historiques

Nom et Symbolisme

Le nom anglais « false unicorn root » s’oppose à « true unicorn root », nom donné à Aletris farinosa, une espèce botaniquement différente. Cette ressemblance a longtemps alimenté la confusion et la falsification entre les deux racines dans le commerce. L’origine de l’image de la licorne reste incertaine : les explications populaires évoquent la racine, souvent tordue et de couleur claire, ainsi qu’une association avec la pureté et la rareté de l’animal mythique. Selon des récits populaires, la plante était aussi vue comme un symbole de fertilité et de protection féminine, présente dans des pratiques liées à la conception, mais ce symbolisme n’a aucun rapport avec un effet prouvé.

Plante Dioïque et Biologie des Populations

Parce qu’elle est dioïque, avec des pieds mâles et des pieds femelles distincts, l’espèce est devenue l’objet d’études classiques de biologie des populations, commencées vers 1980. Ces travaux ont porté sur la répartition spatiale des mâles et des femelles et sur les mécanismes qui régulent le rapport entre les sexes dans les populations naturelles. À l’échelle de l’évolution, une étude phylogénomique de 2025 a estimé que le genre Chamaelirium est apparu à l’Éocène, il y a environ 53 millions d’années, probablement en Asie de l’Est. Selon ce même travail, les lignées asiatique et nord-américaine se sont séparées au début du Miocène, il y a environ 18 millions d’années, le pont terrestre de Béring servant de corridor.

Statut de Conservation

Le Chamaelirium luteum est classé « At Risk » (à risque) par United Plant Savers, organisation vouée à la conservation des plantes médicinales indigènes d’Amérique du Nord. La récolte excessive des racines à des fins médicinales, ajoutée à la perte d’habitat due à l’urbanisation et à l’agriculture, a contribué au déclin de ses populations. Comme la récolte de la racine oblige à arracher la plante entière, la culture durable et la préférence pour une matière première cultivée, et non issue de cueillette sauvage, sont la voie à suivre pour protéger l’espèce et la préserver pour les générations futures. La prise de conscience de ce statut aide à promouvoir des pratiques de récolte responsables et la préservation des écosystèmes où pousse la plante.

Questions Fréquentes sur le Chamaelirium luteum

Le Chamaelirium luteum Peut-Il Être Utilisé pendant la Grossesse ?

Non. Bien que la tradition historique ait employé la plante justement pendant la gestation, comme tonique utérin et en cas de menace de fausse couche, son usage est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement. Aucune étude clinique moderne n’en soutient l’innocuité ni l’efficacité pour cette indication. Les femmes enceintes et allaitantes doivent maintenir leur suivi obstétrical et ne pas recourir à la plante de leur propre initiative.

Quelles Sont les Données Scientifiques sur l’Usage pour la Fertilité ?

Le soutien à la fertilité féminine relève de l’usage traditionnel de la phytothérapie occidentale, mais aucun essai clinique ne le confirme. La revue scientifique la plus récente consacrée à l’espèce qualifie les données cliniques de limitées. Comme la plante est contre-indiquée pendant la grossesse, toute personne qui cherche à concevoir doit en parler à son médecin avant tout usage, sans abandonner les examens ni la prise en charge conventionnels de l’infertilité.

Quels Sont les Principaux Effets Secondaires du Chamaelirium luteum ?

L’effet indésirable le plus cité est l’effet émétique, puisqu’à forte dose la racine peut provoquer nausées et vomissements. Des réactions allergiques sont aussi possibles chez les personnes sensibles aux plantes de la famille des Melanthiaceae, et le manque d’études de sécurité, ajouté au risque de falsification avec Aletris farinosa, rend indispensable l’avis d’un professionnel de santé avant usage.

Le Chamaelirium luteum Interagit-Il avec les Médicaments ?

Il n’existe pas d’étude clinique d’interaction, mais son action diurétique possible appelle à la prudence avec les diurétiques et le lithium. Un essai de laboratoire a également observé qu’une préparation commerciale de la plante inhibait des enzymes du cytochrome P450 impliquées dans le métabolisme de nombreux médicaments. C’est pourquoi les personnes qui prennent des anticoagulants, des antidépresseurs ou des médicaments au long cours doivent en informer leur médecin ou leur pharmacien avant d’utiliser cette plante.

Chamaelirium luteum et Aletris farinosa Sont-Ils la Même Plante ?

Non, ce sont des espèces botaniquement différentes, même si leurs noms populaires anglais se ressemblent : Aletris farinosa est appelée « true unicorn root », et le Chamaelirium luteum, « false unicorn root ». Cette ressemblance favorise une falsification fréquente dans le commerce, c’est pourquoi l’identité botanique du matériel doit être confirmée auprès du fournisseur avant tout usage.

Pourquoi le Chamaelirium luteum Est-Il Menacé dans la Nature ?

L’organisation United Plant Savers classe l’espèce « At Risk » (à risque) en raison de la surcueillette des racines dans la nature, aggravée par la perte d’habitat. Comme la récolte oblige à arracher la plante entière, un usage responsable privilégie une matière première issue de culture, et non de cueillette sauvage, provenant de fournisseurs capables d’en prouver l’origine.

Avertissement: ce contenu est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Consultez un médecin ou un phytothérapeute avant d’utiliser des plantes médicinales, notamment pendant la grossesse, l’allaitement ou en cas de prise de médicaments.

Références et Études Scientifiques

11 Références Citées

Niveau de Preuve : 🥇 Élevé

Basé sur 11 références citées (8 Évaluées par les Pairs, 1 Institutionnelle, 2 Complémentaires).

Voir les 11 Références Citées

Études Scientifiques Évaluées par les Pairs (8)

  1. PMC2011 Challinor VL, et al. Structure and absolute configuration of helosides A and B, new saponins from Chamaelirium luteum. J Nat Prod. 2011.
  2. PMC2012 Challinor VL, et al. Structure and bioactivity of steroidal saponins isolated from the roots of Chamaelirium luteum (false unicorn). J Nat Prod. 2012.
  3. PMC2011 Ho SH, et al. The effects of commercial preparations of herbal supplements commonly used by women on the biotransformation of fluorogenic substrates by human cytochromes P450. Phytother Res. 2011.
  4. PMC2011 Matovic NJ, et al. The truth about false unicorn (Chamaelirium luteum): total synthesis of 23R,24S-chiograsterol B defines the structure and stereochemistry of the major saponins from this medicinal herb. Chemistry. 2011.
  5. PMC1980 Meagher TR. Population biology of Chamaelirium luteum, a dioecious lily. I. Spatial distributions of males and females. Evolution. 1980.
  6. PMC2025 Peng JY, et al. Reconstructing the evolutionary trajectory of Chamaelirium (Melanthiaceae) through phylogenomics: insights from plastome dynamics and historical biogeography. BMC Plant Biol. 2025.
  7. PMC2026 Wang H, et al. Ethnopharmacological Insights Into Chamaelirium luteum (L.) Gray: Traditional Uses, Phytochemistry, and Pharmacological Potential. Chem Biodivers. 2026.
  8. PMC2013 Yokosuka A, et al. New cholestane glycosides and sterols from the underground parts of Chamaelirium luteum and their cytotoxic activity. J Nat Med. 2013.

Sources Institutionnelles (1)

  1. GOV2012 North Carolina State University. False Unicorn or Fairy Wand (Chamaelirium luteum). 2012.

Lectures Complémentaires (2)

  1. Missouri Botanical Garden. Chamaelirium luteum. Plant Finder.
  2. United Plant Savers. False Unicorn Root (Chamaelirium luteum).
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Chamaelirium luteum : usages gynécologiques historiques, saponines, contre-indication pendant la grossesse, effet émétique et statut de conservation.

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